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Après l'incendie, la retraitée doit repartir à zéro

Victoire Boulais a tout perdu dans l'incendie de la maison qu'elle louait à la cité des Homps.

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« Je me suis retrouvée de bon matin en chemise de nuit devant ma maison en flammes. » Ce 1er décembre 2009 à 7 h 45 !

la situation de Victoire Boulais n'était guère enviable. Mais au moins, la retraitée, qui se plaisait tant dans la petite maison qu'elle louait à la cité des Homps, avait-elle eu la vie sauve. La plupart de ses chats persans n'ont pas eu cette chance. Seules « Daphné » et « Duline », sauvées par les pompiers d'Albi (que Victoire veut remercier « d'avoir fait aussi vite ») lui tiennent désormais compagnie dans l'appartement où elle s'est installée depuis le 15 janvier, au centre de Cagnac. Justement, Mme Boulais a des choses à dire sur les conditions de son relogement. Elle veut d'abord remercier les amis qui l'ont hébergée pendant 1 mois et demi, au Garric. « Régine et Pascalou ont le cœur gros comme des montagnes. »

Tarn Habitat, contacté par la mairie de Cagnac, lui avait proposé un appartement en rez-de-chaussée à Carmaux. « C'est vraiment se ficher du monde. à 74 ans, après 37 ans de vie parisienne en HLM dans le bruit, j'ai quand même droit à un peu de tranquillité, non ? Surtout qu'à Cagnac, il y a au moins 30 maisons de libre. Il y en avait bien une que l'on pouvait me mettre à disposition en faisant venir EDF pour brancher l'électricité et me fait du chauffage dans deux pièces, ça m'aurait suffi. » Pour la mairie, les choses ne sont pas si simples (lire notre encadré). Mais Victoire Boulais estime que, tant à la mairie qu'au conseil général, « personne n'a rien fait pour l'aider, c'est une honte. Je comptais sur l'assistante sociale pour écrire à ma complémentaire et voir si je pouvais bénéficier du fonds de solidarité. J'ai dû me débrouiller seule et j'ai encore des papiers à envoyer ». Pas facile de repartir à zéro quand « on n'a plus rien ». Mais, foi de Bretonne, Victoire n'est pas du genre à baisser les bras. « J'ai trouvé ce T2 par hasard. C'est la secrétaire de mairie qui m'a indiqué que quelqu'un avait mis une affiche pour une location. » Entre reconnaissance et amertume, Victoire Boulais sait que la solidarité existe. Elle l'a rencontrée chez Emmaüs à Carmaux. « Ils m'ont dit de venir chercher des vêtements et tout ce qu'il me fallait. J'ai pu leur acheter des meubles, à des petits prix, qu'ils sont venus me livrer. Quand je vais les voir, ils m'accueillent avec de grandes poignées de mains. »

Source :  ladepeche du 24/02/2010