Maison départementale des personnes handicapées
Les personnes handicapées
La Loi du 11 février 2005 "pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" apporte des évolutions fondamentales pour répondre aux attentes des personnes handicapées.
La Loi Handicap crée les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH). Elles exercent, dans chaque Département, une mission d'accueil, d'information, d'accompagnement et de conseil des personnes handicapées et de leurs proches, d'attribution de droits, ainsi que de sensibilisation de tous les citoyens au handicap. Elles sont compétentes pour tout type de handicap, qu'il soit moteur, sensoriel, mental ou psychique.
Dans le Tarn, cette Maison Départementale a été constituée officiellement fin 2005. Elle a vocation à constituer une véritable plateforme de coordination du handicap et à regrouper notamment toutes les compétences dédiées auparavant aux services de la COTOREP (Commission Technique d'Orientation et de Reclassement Professionnel), de la CDES (Commission Départementale de l'Education Spéciale), du SVA (Site pour la Vie Autonome).
La MDPH du Tarn, comment ça marche ?
Cette Maison Départementale est administrée par une Commission Exécutive, composée de 20 membres, rassemblant majoritairement des élus du Département, mais aussi des représentants des services de l'Etat, de la CPAM et de la CAF, des représentants des associations de personnes handicapées.
Les demandes déposées par les personnes handicapées sont étudiées par les équipes pluridisciplinaires de la MDPH, composées, à terme, de médecins, d'ergothérapeutes, d'infirmières, d'assistants socio-éducatifs, de psychologues, d'enseignants, de techniciens du handicap. Ces équipes sont notamment chargées :
• d'élaborer des plans personnalisés de compensation adaptés à la nature et au degré du handicap de la personne, et des projets personnalisés de scolarisation des enfants handicapés,
• de proposer des orientations en établissements spécialisés et l'ouverture de divers droits et prestations.
L'ensemble de ce travail est ensuite rapporté devant la Commission des Droits et de l'Autonomie compétente désormais pour décider l'attribution des aides effectives aux personnes.
Cette commission, composée de 23 membres, rassemble un maximum de partenaires concernés, notamment des conseillers généraux et des associations de personnes handicapées.
La MDPH du Tarn, où en sommes-nous ?
L’année 2007 a vu se poursuivre la montée en charge de la Maison Départementale des Personnes Handicapées du Tarn, créée le 27 décembre 2005 par le Conseil général, l’Etat, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie et la Caisse d’Allocations Familiales du Tarn. Elle a permis la fusion des commissions d’accès aux droits qu’étaient la CDES pour les enfants et la COTOREP pour les adultes, en leur adjoignant le Site pour la Vie Autonome.
À partir de la Maison Départementale des Personnes Handicapées, poursuivre la dynamique de service permettant :
• Un accès unique aux droits et prestations ;
• Les possibilités d’appui pour l’accès à la formation et à l’emploi ;
• Les orientations nécessaires vers les établissements et services d’accueil et de prises en charge ;
• Un accès facilité pour toutes les démarches ;
• La mise en œuvre de la prestation de compensation du handicap.
Renforcer la politique de maintien à domicile, déjà conduite par l’octroi de prestations individuelles en nature (aide ménagère) ou en espèces (allocation compensatrice pour tierce personne) par l’établissement, par l’équipe médico-sociale de la Maison Départementale des Personnes Handicapées, de plans de compensation du handicap adaptés aux besoins des personnes demandant notamment la prestation de compensation.
Poursuivre l’effort initié par le Département en direction d’établissements de prise en charge, avec notamment la création du foyer d’hébergement « Jean Calastreng » à Lavaur (54 lits), l’extension de capacité du foyer d’accueil médicalisé « Constancie » à Lacaune (35 lits) et du foyer d’hébergement « Tricat Service » à Albi (24 lits) et Gaillac (23 lits).
Prendre en charge les frais de séjour dans ces établissements, après application des règles d’aide sociale de calcul de la participation des résidents.
Arrêter la tarification des différentes structures habilitées à accueillir des bénéficiaires de l’aide sociale.
Accompagner des actions de soutien visant à faciliter la vie sociale et professionnelle des personnes handicapées.